Le collectif Free Sénégal alerte sur le durcissement de la loi à l’encontre de la communauté LGBT
Dakar, 25 mars 2026 — Le collectif Free Sénégal lance un appel d’alerte face au durcissement perçu des dispositions légales et répressives qui visent la communauté LGBT au Sénégal. Dans une déclaration rendue publique hier, l’ONG et ses partenaires dénoncent une série de mesures qui, selon eux, pourraient restreindre drastiquement les droits fondamentaux et accroître les risques de discrimination et de violences.
Le collectif, qui réunit des associations de défense des droits humains, des activistes et des avocats, affirme avoir constaté une multiplicité de signaux inquiétants sur le plan législatif et judiciaire. « Nous observons une tendance à renforcer les pénalités et à étendre les interprétations répressives des lois existantes », a déclaré Ameth GAYE, porte-parole du groupe. « Cela touche non seulement les actes homosexuels, mais aussi l’expression et l’association pacifique autour de la communauté LGBT, dans des contextes privés ou publics. »
Parmi les éléments évoqués par Free Sénégal figurent:
- Le renforcement potentiel des dispositions pénales relatives à l’orientation sexuelle, à l’expression publique et à l’éducation sur l’orientation sexuelle dans les écoles et les espaces communautaires.
- Une augmentation des cadres d’interpellation et de surveillance, avec des risques accrus d’arrestations et de détentions préventives.
- Des pressions accrues visant à réduire l’accès des personnes LGBT à des services essentiels (santé, assistance juridique, sécurité), ainsi qu’à limiter les associations et les espaces communautaires.
- Un climat de peur et d’autocensure qui entrave la liberté d’expression et l’association civile, selon les signataires.
Le collectif rappelle que la situation est source d’inquiétude non seulement pour les membres de la communauté LGBT mais aussi pour l’ensemble des acteurs de la société civile qui œuvrent pour l’État de droit et les droits humains. « La démocratie se mesure aussi à la protection des minorités et à la garantie de droits égaux », affirme un autre membre du collectif, qui souhaite rester anonyme.
Du côté des autorités et des responsables politiques, les réactions restent mitigées. Certaines voix évoquent la nécessité de « préserver l’ordre public et les valeurs culturelles », tandis que d’autres appellent au dialogue et à la prudence juridique pour éviter des atteintes aux libertés fondamentales. Des juristes indépendants soulignent que tout durcissement légal doit être compatible avec les engagements internationaux en matière de droits humains et avec les garanties procédurales.
Free Sénégal appelle à un processus transparent et inclusif pour toute réforme législative: consultations publiques, étude d’impact, et mécanismes de recours conformes aux normes internationales. Le collectif demande également l’ouverture immédiate d’espaces de dialogue entre les représentants des associations LGBT, les organisations de droits humains, et les institutions étatiques, afin de clarifier les intentions législatives et d’éviter une dérive répressive.
En attendant, Free Sénégal invite la société civile, les médias et les partenaires internationaux à suivre de près l’évolution de la situation, à documenter les faits et à rappeler l’importance du cadre juridique garantissant les droits et la dignité de chaque citoyen, sans distinction.
Contact presse:
Free Sénégal
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Téléphone: +33 7 66 35 47 74
Note aux lecteurs: Cet article présente le point de vue du collectif Free Sénégal sur l’évolution législative et judiciaire au Sénégal concernant les droits de la communauté LGBT. Il s’agit d’un sujet sensible et en constante évolution; les informations peuvent être mises à jour à mesure que de nouvelles données deviennent disponibles.
